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 [LEV] Prey and Predator

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Mikhail Saïan
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MessageSujet: [LEV] Prey and Predator   Mar 27 Sep - 1:24

Prey & Predator
« Dites monsieur, vous ne pensez pas qu’étudier Gogol serait un choix plus judicieux cette semaine ? »
   La voix du p’tit morveux parvient à tes oreilles et tu dois t’faire violence pour n’pas le réduire au silence. C’est ainsi, t’as toujours haï les gosses et plus encore ceux qu’osent te faire chier en tentant d’te défier. Les têtes ébahis d’ses amis s’tournent vers lui et tu les imites, le fixant de ton regard inexpressif. Comme il est laid avec son visage trop simplet, hideux avec ses yeux globuleux et con avec toutes ses questions… Cris et hémoglobine, douleur et terreur. Si seulement il savait c’qui peut bien t’passer par la tête, il sortirait volontiers par la f’nêtre.

« Et toi… T’crois pas que tu pourrais la fermer pour une fois ? »

   Grands yeux écarquillés et moues outrées comme si tu v’nais juste de dire une obscénité… Qu’est-ce que c’est qu’ce métier où t’es obligé d’la fermer histoire de ne pas les choquer ? Tes collègues pensent vraiment qu’pour se faire respecter il vaudrait mieux leur déclamer quelques versets ?

« Allez, dégagez bande d’attardés, vous commencez sérieusement à m’les casser. »

   Ta voix claque, froide et implacable et tu les sens frissonner sous tant d’intensité. Tu sais pourtant que tu d’vrais mieux te contrôler, au risque de tout faire foirer. Mais c’est plus fort que toi, tu n’te contrôles pas et c’est même pas que tu ne peux pas mais que tu ne veux pas. Toi, t’aimes les écouter hurler et supplier, les regarder saigner et s’démener. Tout ce que tu veux, c’est tuer. Sentir cette adrénaline courir dans tes veines, être libre de réaliser toutes tes cruelles lubies et surtout… De prendre une vie. Parce que quand ça t’arrive, quand t’endosses le rôle de cette putain de faucheuse, t’as l’impression que si l’autre meurt, ce ne sera pas ton heure. Fichu organe pas foutu de faire son travail.
   Tes yeux s’baissent sur la feuille qu’tu tiens entre tes doigts et tu laisses échapper un grognement de rage alors qu’ceux-ci tremblent violemment comme s’il faisait trop froid. Qui sait, c’est peut-être même le cas. Ouais, quoi qu’tu fasses, elle est toujours là, chape glacée qui n’cesse de t’encercler, glas létal qu’arrête jamais de sonner. La Mort.

« Merde, j’ai b’soin d’un gamin. »

   Tu sais que t’es trop gourmand, qu’tu ne fais que courir après l’temps en espérant t’en sortir vivant. Mais tu finiras par t’faire choper et ça, c’est un fait. Tu laisses trop d’traces quand tu massacres, trop d’évidences quand tu éventres. Sauf que t’en a rien à foutre, t’es juste un macchabé que les autorités n’ont pas encore enterré. Un cadavre qu’a perdu les pédales.
   La porte de l’amphithéâtre claque et t’en profites pour emprunter le long couloir à ta droite. Le bruit de tes pompes italiennes résonne dans l’atmosphère avant que tu ne t’arrêtes, l’air alerte. Encore ce sentiment, irritant et alarmant. On te suit, d’puis quelques nuits déjà. C’est nouveau ça, qu’tu sois la proie, toi qui a toujours fait ta loi. C’est dérangeant mais ton regard est teinté d’amusement quand tu t’retournes pour jauger les alentours. Où il est c’putain de vautour qui te traîne autour ?

« Tu joues encore à cache-cache… ? » susurres-tu, la voix dangereusement basse.

   Rien. Alors tu reprends ton p’tit bonhomme de chemin en te d’mandant si t’es pas entrain de d’venir marteau. T’es déjà complètement dingo, manquerait plus que tu deviennes parano.
   Tu continues d’avancer sans penser à ce qui s’cache sûrement dans l’obscurité et tu piles devant ton casier. En quelques secondes, tu entres la combinaison et l’ouvres pour y foutre tous tes cours. Ta main s’porte alors sur le couteau dissimulé contre ta peau. Tu le palpes, comme pour t’assurer qu’il n’a pas bougé, qu’il est toujours en sûreté. T’y tiens à cet objet, p’t-être plus qu’à ton intégrité. Sans lui, tu ne serais pas ici mais toujours cloîtré dans ton lit. Tu ne serais pas libre, libéré du joug de ton inutile famille. Ce couteau, ce fut ton plus beau cadeau. Une extension de ton bras qu’adore frapper dans l’tas.
   Ton visage se fend soudainement d’un sourire et tes yeux se mettent à briller d’insanité. Ce soir encore, tu dois tuer.
FICHE PAR SWAN.
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Lev Baranov
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MessageSujet: Re: [LEV] Prey and Predator   Ven 30 Sep - 21:40

Prey & Predator
C'est une drôle de proie que je chasse en ce moment. C'est un chaton qui pense être un fauve. Une biche qui se prend pour un lion. Il est comme un enfant indiscipliné qui pense pouvoir faire ce qu'il veut sans jamais souffrir des conséquences de ses actes. Un gamin brouillon et insolent, un élément perturbateur dans les plans si précis que me murmure la Faucheuse. Un fragment de chaos que je vais me faire un plaisir de briser pour rétablir en ce monde l'équilibre si fragile que je perturbe déjà. Mais si moi, je suis un envoyé de la Mort, un fier cavalier de l'Apocalypse, munit d'une faux et d'un coeur pareil à du verre brisé, lui n'est rien. Dans son ombre, je me déplace déjà depuis quelques nuits, le découvrant et le surveillant durant de longues heures. Dans l'obscurité, j'apprends à le connaître, à savoir ce qui lui plait, ce qui le révulse. Tout part de ce qu'il aime boire ou manger, pour terminer à ce qu'il fait le soir. Lentement, sûrement, au fil des nuits, j'apprends à le connaître, à faire de lui un homme qui ne pourra rien me cacher le moment venu. Celui qui comme un pécheur face à Dieu, ne pourra que courber l'échine et demander pardon pour sa vie de débauche. Je serais, le temps d'un instant, la divinité face à laquelle il devra supplier. Le dieu dénué de miséricorde qui l'abattra comme le chien qu'il est. Mais pour l'instant, je ne suis qu'une menace dans le noir, un avertissement sourd qui gronde au loin et qui menace de frapper à tout instant. Les portes de l'amphithéâtre s'ouvrent et vomissent une nuée d'étudiants. Sans un mot je les regarde passer et attends le retour du silence, ne jetant qu'un rapide coup d'oeil à mon téléphone. C'est l'heure. Le moineau va prendre son envol et s'imaginer être un corbeau. Il va devoir apprendre, apprendre que l'aigle est toujours prêt à fondre sur sa proie. Je remonte ma capuche et renifle une dernière fois, suivant le chemin des gamins jusqu'à bifurquer vers le prochain point de chute de ma cible. Au loin je l'entends marcher dans mes pas et ça me donne envie de sourire. Si tu savais ce qui allait t'arriver… Si seulement tu comprenais, mais ce n'est pas le cas, pas vrai ? T'es aussi inconscient qu'ignorant, et c'est ça qui va coûter la vie. Il semble s'arrêter à un moment et je fais de même, ne voulant pas le distancer, bien au contraire. J'écoute le silence, les battements de mon coeur et je lève le nez vers le plafond, comme pour humer l'air, étrangement excité par ce qui va arriver. C'est le moment, pas vrai ? Le moment où je vais fondre sur lui et enrouler autour de sa gorge mes doigts, qui seront glacés comme ceux de la Mort. La traque prend fin et un sourire se glisse sur mes lèvres. C'est la fin. En est-il conscient ? Je ne pense pas. Il reprends sa marche et j'accepte de le laisser me dépasser, restant dans son dos le temps des quelques pas qui nous restent à faire. En rythme avec lui, je calque ma démarche à la sienne, mon souffle au sien, devenant plus que son ombre. Avec lui j'entre dans ses fameux vestiaires, à quelques pas de lui, je contemple son dos, un sourire aux lèvres.

"Il n'est plus temps de faire semblant.", dis-je d'une voix rauque, sortant le plus discrètement possible le 9mm que je gardais au chaud contre mon coeur, dans son holster d'épaule. Je fais sauter la sécurité de mon arme et esquisse un pas vers lui, reprenant tout aussi calmement et chaudement. "C'est elle qui m'a mené à toi, tu sais… Celle qui s'occupe de faucher les pauvres comme les riches, celle qui est la réelle maîtresse de ce monde. Celle que tu crains, l'air de rien. Je suis son messager." Mes mots ont la douceur d'une caresse alors que ma voix est comme le grondement d'une bête. Tout s'apprête à être presque sexuel. La mort appelle le stupre. Le sang appelle le désir.

"Parce que tu oses te faire passer pour l'un de ses enfants… Mais tu sais ce que tu es ? Un sale gosse capricieux qui laisse un merdier pas possible derrière lui et qui est dangereux."

Je comble rapidement la distance qui nous sépare, me doutant qu'il sait désormais que je ne suis pas là pour simplement discuter. Enfin, il n'a jamais dû penser que j'étais là pour ça. Il doit savoir, si il n'est pas trop con. Immédiatement je viens attraper l'un de ses poignets alors que je presse le canon de mon arme dans le creux de ses reins, laissant mes lèvres, elles, effleurer son oreille. Mon souffle caresse sa peau, mes doigts serrent son articulation alors que je glisse une jambe entre les siennes, le pressant durement contre son casier. Un léger rire m'échappe et dans un murmure rauque, je lui donne le premier ordre de cette soirée.

"Lâche ton arme, de toute façon t'es ridicule avec. Essaye quoi que ce soit et je tire. T'en mourra pas mais tu pisseras du plomb jusqu'à la fin de tes jours, chaton."

Je dévoile mes crocs et me retiens de justesse de mordre sa peau, me pressant simplement un peu plus contre lui pour lui faire comprendre que je n'ai pas le temps pour ses conneries.
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Mikhail Saïan
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MessageSujet: Re: [LEV] Prey and Predator   Mar 29 Nov - 1:03

Prey & Predator
   Boum. Boum. Boum.
   T’as l’cœur qui s’emballe en sentant son arme et tu t’figes sans bien comprendre c’qui se passe. Qui c’est c’gars, il veut quoi, d’puis quand il est là ? Tant de questions sans réponses alors que tu joues sans cesse contre la montre. Tes yeux se plongent dans les siens et tu sens que c’est la fin. C’mec, ce n’est pas une mauviette et il a l’air de n’avoir plus rien à perdre. Il a ce regard. Ton regard. Celui qu’ont ceux qu’on déjà trop vu, déjà trop vécu. C’est un monstre qu’a plus rien d’humain, un monstre dont le flingue est pressé contre tes reins.
   Boum. Boum. Boum.
   T’as les pupilles totalement dilatées par l’anxiété mais c’pas comme si tu pouvais reculer. Après tout, fallait bien qu’tu te fasses un jour attraper, c’était déjà tout tracé. Sauf que t’as du mal à l’accepter ça, t’arrives pas à t’faire à l’idée qu’ça y est, c’est à ton tour d’crever. Tes doigts se crispent sur le manche du couteau et pour la première fois tu hésites. Tu sais bien que tu n’as plus le temps, qu’entre dégainer et tirer c’est toi qui s’fera tuer en premier… Mais ça t’fous en rogne de passer pour un guignol, d’le laisser t’insulter sans pouvoir répliquer. De te faire dominer. Alors tu t’contentes de l’fusiller de ton regard acéré, d’le défier tout en restant muet. T’es pas du genre à plier et encore moins à supplier.
   Boum. Boum. Boum.
   Il se presse contre toi et tu peux sentir ton cœur s’emballer à un rythme endiablé. Tes yeux s’écarquillent légèrement de manière presque involontaire alors que tu tentes soudainement de te calmer. Faut économiser. Chaque battement, chaque pulsation de ce frêle organe t’amène un peu plus près du cimetière, de l’Enfer. T’es pas guéri Mikhail, loin de là. Tu dépéris sous tes sourires, t’agonises malgré tes crimes. Une vie arrachée n’ira pas rallongée celle qu’il t’reste.
   Boum ! Boum ! Boum !
   Et t’aimerais lui dire à ton cœur de ralentir, lui hurler d’arrêter de s’affoler. Qu’il te laisse tranquille, qu’il te laisse vivre ! Ouais, parfois t’aimerais même l’arracher d’ta poitrine histoire d’mourir tout de suite, parce que tu l’aurais décidé. Putain de maladie qui t’bouffe la vie.
   Boum ! Boum ! Boum !
   Tu t’laisses épingler contre ton casier alors qu’t’as plus qu’une envie, le massacrer. Te venger tel un gamin blessé dans sa fierté. Les effluves de son parfum musqué et masculin chatouillent tes narines et tu étires un rictus carnassier, te retenant de taillader ce corps musclé. Bon sang ça fait longtemps que tu ne t’en ai pas pris à une proie aussi séduisante, aussi excitante. Un challenge. Mais t’as beau être con, t’es pas sans savoir que pour le moment, c’pas toi qui a le pouvoir. Tu veux l’ascendant ? Alors sois patient, laisses le devenir confiant…

« Doucement… » lâches-tu, la voix rendue rauque par l’adrénaline. « J’ignore qui tu es mais je ne vois pas ce que je pourrai bien t’avoir fait. »

   Tu retiens un grognement à l’ordre qu’il te lance, les muscles bandés et l’air meurtrier. Pas question de s’en débarrasser, de l’abandonner. Ce couteau c’est tout ce que tu possèdes, le seul bien auquel tu tiens. Tes phalanges blanchissent alors que tu le serres comme si ta vie en dépendait et peut-être même que c’est le cas. Sans lui, plus de moyen de défense. Juste toi et tes deux pauvres mains face à ce gars et son flingue.
   Lentement, tu te colles contre son torse comme pour le pousser, te dégager hors de cette étreinte et des contraintes qu’il tente de t’imposer. T’es juste un gamin meurtrier un peu trop énervé, un peu trop paumé.

« Tu veux me tuer ? Mais je t’en prie trésor… » railles-tu d’une voix basse et narquoise. « N’imagine pas que je vais obéir à un gars qu’emploie ce genre d’armes. Trop facile de tirer dans le tas. »
FICHE PAR SWAN.

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