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 (Sebastian Stan) - Pretty When You Cry

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Lev Baranov
Admin bloody & hot
The Grim Reaper

Statut : Célibataire
Profession : Tueur à gage
Origines : Russe
Messages : 138
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MessageSujet: (Sebastian Stan) - Pretty When You Cry   Mar 9 Aoû - 13:02
Tell us your story
« And the thrill of the chase moves in mysterious ways, so in case I'm mistaken, I just wanna hear you say you got me baby »



Lev Baranov
PRÉNOM(S) ♦ Lev
ÂGE ♦ 31 ans
LIEU DE NAISSANCE ♦ 6 février 1985
ORIGINE ET NATIONALITÉ ♦ Russe
ÉTUDES/MÉTIER ♦ Tueur à gage  
ORIENTATION SEXUELLE ♦ Bisexuel qui ne s'avoue pas
GROUPE ♦ I'm a psychopath
AVATAR CHOISI ♦ Sebastian Stan
Confess your sins
Lunatique - Calme - Patient - Charmeur -  Manipulateur - Rigoureux -Solitaire
Lev est parfois complexe à comprendre. Il est comme une vague qui refuse de se laisser attraper. On peut l'observer de loin et penser le comprendre, mais il ne laisse jamais approcher. Il est compliqué de savoir ce qui se passe dans sa tête et encore plus de le faire parler. Il n'est pas du genre bavard. Il dit ce qui est essentiel et le reste… Il le garde sous silence. Il peine à faire confiance aux gens, et ne la donne qu'à ceux qui ont gagnés son respect ou sa confiance… Et là, ceux qui ont ce privilège voient ce qui se cache sous la surface. Eux ont le droit de connaitre l'homme au sourire lumineux et aux paroles douces qu'il sait être avec ceux qu'il apprécie. Que dire de plus à son sujet ? Il possède de nombreuses cicatrices dans le dos, des restes de mauvais traitements de son père, il a un passé militaire, ayant été sniper pendant quelques années avant d'être blessé à l'épaule gauche. Il se trimbale un mauvais cas de PTSD qu'il soigne dans l'alcool, les filles et le tabac. Étant assez solitaire, son seul compagnon est un cactus qui fleurit sans cesse à sa plus grande surprise. Lev n'est pas non plus du genre à se caser, préférant simplement assouvir ses besoins avec une fille avant de l'oublier, il se refuse à admettre qu'il est aussi attiré par les hommes.



derrière l'écran

PSEUDO ♢ Andréas INVENTÉ/SCÉNARIO ♢ Inventé AUTRES COMPTES ♢ Aucun   COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ♢ C'est une longue histoire   UN COMMENTAIRE ? ♢ Tendresse & Chocolat

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Dernière édition par Lev Baranov le Mer 10 Aoû - 19:32, édité 3 fois
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Lev Baranov
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MessageSujet: Re: (Sebastian Stan) - Pretty When You Cry   Mar 9 Aoû - 13:02

This is who i am

Burn Baby Burn
Le cuir et le sang. Les larmes et les cris. Voilà ce que je vois quand je ferme les yeux le soir et que je repense à cette époque où tout aurait dû être plus simple. Toutes les belles histoires commencent ainsi, tout allait bien quand j'étais gamin et puis…, sauf que je ne peux même pas me réfugier là-dedans. Quand j'ouvre les yeux après un cauchemar, en sueur et en larmes dans mon lit aux ressorts fatigués, je ne peux même pas me dire qu'avant j'allais mieux et qu'un jour j'irais mieux. Tout ce que je vois c'est le bordel qu'a toujours été ma vie. Un putain de chaos qui ne semble n'avoir ni ordre, ni logique, ni maître. Je ne peux me réfugier dans les souvenirs de mon enfance, non, tout ce que je peux faire, c'est remonter les genoux sur ma poitrine et compter à l'envers pour tenter de faire taire les battements furieux de mon coeur. Je ne peux que fermer les yeux et griffer ma nuque en espérant que tout va s'arrêter, que je vais oublier les hurlements, le sang, la guerre, mes souvenirs et le reste. Je murmure le décompte et quand je termine de susurrer à bout de souffle, je relève la tête pour observer mon appartement qui est à lui seul, les ruines d'une ancienne civilisation, les vestiges de l'être humain et civilisé que je fus jadis. La seule chose en fait qui semble vivante ici, c'est cette plante qui ne cesse de fleurir malgré l'indifférence que je lui porte. Je repousse les draps et comme tout les soirs après un cauchemar, j'entame mon rituel. J'attrape mon paquet de cigarette et j'en glisse une entre mes lèvres, fumant le dos contre le mur, assis sous la fenêtre dans un vieux réflexe que je dois à mon passé dans l'armée. "Cinq centimètres au-dessus de la braise qui rougeoie et t'es sûr d'en descendre un." Les mots de mon supérieur semble m'être murmurés à l'oreille alors que je ferme les yeux, repoussant ça bien au loin pour faire le vide dans mon esprit.

Seulement, si j'oublie une partie de mon existence, c'est une autre qui revient se rappeler à mon bon souvenir. Quand je tente d'oublier la blessure à mon épaule, c'est les cicatrices dans mon dos qui semblent se réveiller. J'arrache une volute de fumée à ma cigarette et voilà que je redeviens un gamin. Un de ceux avec un sale tempérament et le vilain défaut de montrer les dents. Un petit animal aux cheveux en bataille et aux genoux écorchés qui tenait tête à sa mère là où il fuyait devant son père. Une pauvre chose qui sanglotait le soir après une bonne correction. Je n'ai qu'à fermer les yeux et en cet instant, je reviens à la maison. Je le vois lui qui rentre, et qui d'un regard a décidé que tout les malheurs du monde m'incombaient, puis l'éternelle engueulade qu'il avait avec ma mère. Puis moi, qui me retrouve au milieu de ça, du premier coup qui part et du cri qui l'accompagne. Je me souviens que je me contentais de retenir autant mon souffle que mes larmes. Le cuir et le sang. Il ne s'arrêtait que lorsqu'il était trop fatigué pour continuer. Et si à l'époque je pensais que tout finirait par prendre fin, j'en porte encore aujourd'hui les marques. Dans mon dos et ma chair, il a gravé son incompétence de père et la preuve qu'il ne méritait pas d'être en vie. Un peu de cendre tombe à mes pieds mais je m'en fous, demain je ramasserais ça…  Je me souviens que bien rapidement, je n'ai plus cherché à leur faire plaisir ou à être le gamin… Non, tout ce que je voulais, c'était me tirer de cet endroit. Dire adieu à mon père qui buvait trop et me battait, quitter cette mère qui n'osait pas se mettre en lui et moi. Je voulais vivre. Cesser d'être un pauvre gamin et de n'aller nulle part. J'avais besoin d'un cadre je crois, d'un endroit où l'on cesserait de penser que je n'avais que le potentiel pour être un bon à rien. J'avais besoin de quelque chose pour canaliser ma rage de vaincre, mon envie d'hurler et de me rebeller contre ce que j'étais. Je ne voulais plus cogner dans les murs le soir et hurler que tout n'était pas juste. J'avais besoin de quelque chose. J'étais un gamin qui grandissait avec une rancoeur qui le bouffait de l'intérieur. Je passais plus de temps à trainer dans les rues et à jouer les petits caïds, qu'à trouver une porte de sortie. Je fume ma cigarette jusqu'au filtre avant de la jeter dans une bouteille qui traîne non loin de là. La fumée glisse une fois de plus d'entre mes lèvres et fatigué, je regarde le plafond. Un jour j'aurais plus de cauchemars. Je ferme à nouveau les yeux et j'oublie mon enfance. Je passe à autre chose, je passe à cette époque où j'étais moins paumé, celle où je suis entré dans l'armée.

Je n'avais pas le choix. J'étais qu'un délinquant juvénile qui n'avait pas l'habitude de vivre avec des règles saines. J'étais un animal qui montrait les crocs, quelque chose qu'on devait mater et dresser. Et c'est ce qu'ils ont fait. Si au début je refusais de me plier aux règles, j'ai finis par comprendre que c'était dans mon intérêt et pire… Qu'être un bon soldat n'était pas une mauvaise chose, loin de là. C'était plaisant d'être utile et surtout de constater que j'étais bon à ça. Les supérieurs trouvaient que je faisais une bonne recrue, qu'une fois la colère ravalée, j'étais un chasseur patient et habile. Rapidement j'ai développé des qualités en tir et au combat, rapidement ils ont fait de moi une arme. "Tu dois être capable de tirer entre deux battements de coeur. Car celui te fait dévier de ton objectif. Ta respiration aussi. Ils sont des ennemis de ta précision. Tu dois les contrôler pour ne jamais manquer ta cible." Voilà les mots par lesquels je vivais. Sous ses instructions et les heures durant à passer à m'entraîner… Je devenais quelqu'un d'autre pour eux. J'acceptais de ne plus être un jeune homme qui ne savait plus où aller, mais Lev, le sniper parfait. Celui qui ne ratera jamais une cible, qui ne ferait preuve d'aucune pitié. C'est pour eux que je suis devenu ce que je suis aujourd'hui. J'ai accepté qu'ils façonnent autant mon corps que mon esprit pour que je sois infaillible et sans la moindre pitié. "La vie humaine n'a aucune valeur." Voilà ce que je me répétais alors que j'allais abattre ma première cible. Je pourrais mentir et dire que je me souviens de son visage… Mais ce n'est pas le cas. Tout ce dont je me rappelle, c'est de la facilité avec laquelle j'avais appuyé sur la gâchette, la légère détonation et la façon dont son corps s'est affalé sur le sol et du plaisir que ça m'avais procuré. C'était si simple, si aisé… Je faisais sauter la douille de la culasse et déjà, je me demandais qui serait le prochain. Un sourire c'était glissé sur mes lèvres et je crois que c'est à ce moment précis que j'ai perdu toute trace d'humanité. À partir de là… J'ai cessé de considérer la vie humaine comme importante et tout ce qui comptait, c'était de descendre tout ce qui pouvait passer dans mon viseur. D'une certaine façon, je pensais abattre mes problèmes. Je ne voyais pas les visages mais juste ce qu'ils pouvaient représenter. Dans l'ombre, je me pensais l'émissaire de la Faucheuse. J'étais celui à qui elle murmurait les noms de prochains à quitter ce monde et moi… J'étais son bon petit soldat.

Je me pensais invincible et immortel, comme protégé par les ombres et les planques dans lesquelles je me terrais… Je pensais que rien ne pouvait m'attendre… Puis il y a eu cette putain de balle. 12mm, balle à fragmentation. Les pires. Les salopes de l'artillerie. Celles qui ne contentent pas que de faire hurler à la mort mais qui en plus mutilent ta chair. Et il fallait que j'en prenne une pile dans l'épaule. Sur le moment j'ai cru perdre autant mon épaule. Le morceau de métal s'était enfoncé dans ma chair et avait brisé l'os de ma clavicule. La douleur avait été telle que j'ai cru mourir. Le temps d'une seconde, je me suis dis que c'était la fin. Je revois mon sang former une putain de flaque dans laquelle je nageais presque. Puis plus rien. Y'avait eu des mains pour me rattraper, me soigner et me réveiller.

Et la suite ? La suite je n'ai pas envie d'y penser ou d'en parler. Je passe une main sur mon épaule et sur la cicatrice qui la souille, grognant une injure alors que j'ai l'impression que les éclats de plomb sont encore là, sous ma peau. Parfois j'ai envie de me griffer jusqu'au sang et de simplement enfoncer mes doigts dans ma chair et mes muscles pour retirer ce qui me fait souffrir. Ma main se crispe sur mon articulation mais ce soir je n'en fais rien, attrapant une autre cigarette. Je l'allume et je pense à ce que je suis désormais… À cet ancien soldat qui ne savait plus quoi faire. La blessure a rendu mon épaule gauche plus raide que l'autre et ça se sent au combat. L'os a beau s'être ressoudé correctement, je reste plus faible… Alors l'armée s'est séparée de moi. Mes supérieurs m'ont dit que j'avais fais mon devoir et que maintenant, je devais accepter de rester en arrière. Chose que je n'ai pas supporté et que je ne supporte toujours pas. Redevenir un civil est devenu une chose impensable une fois qu'on a pris goût au sang et à la peur de mourir. La vérité c'est qu'au quotidien, tout ça me manquait. Je devenais dingue à ne plus être rien, ayant l'impression que si la guerre me hantait, c'est parce qu'elle me manquait. C'est ce que je me dis tout les soirs alors que je me réveille, en sueur à hurler à propos des coups de feu, des hurlements, du sang des innocents et du regard de mes camarades tombés au combat. Tout me revient toujours comme une putain de routine macabre. Une chanson lugubre que mon esprit me chante sans arrêt. Même quand je suis dans la rue, j'entends les hurlements. Quand je bois parfois j'ai l'impression d'avaler une bonne gorgée de sang poisseux…. La mort et la violence ne semblent vouloir me lâcher. Même dans le plus grand des silences, mes battements de coeur sonnent comme des coups de feu. Incapable de calmer mon esprit et mon être, j'ai longtemps erré à mon retour, faisant taire mes angoisses dans l'alcool et entre les cuisses de filles je payais parfois, simplement parce qu'elles n'avaient aucun jugement. Elles ne regardaient pas ma blessure, ni même mon regard vide. Non, elles s'en foutaient, tant que je payais, je pouvais bien faire tout ce que je voulais.

J'ai passé presque un an ainsi. À vivre comme une bête qui se terre, à éviter la foule et le bruit, simplement pour ne pas trop penser à ce qui me manquait. Je me laissais couler, j'hurler le soir et me réveillais au milieu de draps déchiré. Je n'étais plus rien. Je n'avais plus de raisons de vivre. J'ai pensé plus d'une fois à en finir avant de ne pas en avoir le courage. J'avais envie de mourir dans mon sommeil. Pas dans ma baignoire crasseuse avec les poignets ouverts. Je voulais mourir l'esprit serein. Pas avec des larmes. Une fois de plus je glisse une main dans mes cheveux et je fume ma deuxième cigarette de la nuit. Je sais qu'ensuite j'irais prendre une douche, puis je m'habillerais et je sortirais. Je ne sais pas où j'irais, je déambulerais sûrement pendant quelques heures avant de trouver un endroit où échouer.

Pendant des années j'ai pensé que je finirais par couler… Que je ne retomberais jamais sur mes pieds, que je ne serais à jamais qu'un vétéran incapable de se réinsérer dans la société. Un mec brisé de plus incapable de passer à autre chose. Mais avais-je réellement envie de tourner la page ? Non. J'étais bon à ça. Excellent même… Alors pourquoi arrêter ? Ma vie est une arme, voilà la vérité. Alors pourquoi tenter de se ranger ? Je termine ma seconde cigarette et je me relève, titubant déjà vers la douche qui semble m'appeler. Et tandis que je termine sous la douche, à laisser l'eau glisser et laver ma peau… Je fais le point sur ce que je suis désormais… Un ancien combattant qui désormais vend ses services à plus offrant. Si je ne suis plus un bon soldat, je sais être un excellent tueur à gages. Je suis celui qu'on ne remarque pas et qu'on n'entend pas. Je bosse pour ceux qui sont capable de ma payer et d'ensuite oublier mon nom. D'entre les morts j'ai parfois l'impression d'être revenu, simplement pour servir ceux qui sont prêt à me donner l'occasion de revivre mon ancienne vie de tueur et de soldat.
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